Dans le cadre de la révision du plan directeur du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, une tournée de consultation s'est effectuée le printemps dernier. Le rapport de cette consultation a été récemment mis en ligne sur le site du Parc Marin.
Certains citoyens de Cacouna se sont impliqués dans cette tournée en présentant un mémoire au comité. Nous vous reproduisons ci-après des extraits du rapport qui tiennent compte des interventions de ces citoyens. Vous pouvez également consulter, dans notre section ARCHIVES (Histoire et Patrimoine), le mémoire présenté par Yvan Roy en vue de l'ajout de Cacouna comme Pôle de Découverte.
Comme pour toutes nos actualités traitant des enjeux locaux, vos commentaires et opinions seraient fort appréciés.
Extraits du compte rendu de la consultation publique sur la révision du plan directeur
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Le parc marin, un milieu de vie exceptionnel En ce qui concerne les limites du parc marin et de son aire de coordination, de nombreux mémoires ont abordé la possibilité d’un agrandissement possible du territoire du parc marin. en effet, il a été suggéré que le parc marin, en tant qu’aire marine de conservation, devrait mieux représenter la région naturelle marine de l’estuaire du Saint-laurent, en prolongeant ses limites jusqu’à la partie sud de l’estuaire afin de couvrir les deux rives du fleuve. les nouvelles limites devraient également comprendre toute la portion de la rivière Saguenay en amont de la limite actuelle, près de la municipalité de Sainte-rose-du-Nord, de même que la baie des ha! ha!, lesquelles constituent des secteurs représentatifs de l’écosystème marin du fjord du Saguenay. De plus, on souhaite que le territoire du parc puisse s’étendre jusqu’aux limites de la région de charlevoix, jusqu’à Petite rivière-Saint-François. Tous s’entendent pour dire que la superficie du parc marin doit être agrandie afin de mieux protéger l’écosystème unique que représentent la rivière Saguenay et le fleuve Saint-laurent. Quelques commentaires laissent entendre que le document de consultation présente trop sommairement les caractéristiques du parc marin, sans s’attarder aux spécificités de l’écosystème et aux impacts qu’il subit: aucune mention n’est faite des conséquences négatives de certaines activités sur le milieu naturel. Par conséquent, une description scientifique et plus détaillée de l’environnement marin et des facteurs de stress, de même qu’un recensement des activités pratiquées par l’homme ayant un impact sur le milieu seraient souhaitables dans le plan directeur du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Une présentation des impacts et de l’état actuel de ses composantes serait apte à fournir la juste mesure du chemin à parcourir et permettrait d’éviter de répéter les erreurs faites précédemment.
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Les expériences et les pôles de découverte terrestres et maritimes Quelques organismes et citoyens se disent satisfaits des actions proposées sur les expériences de découverte au parc marin. Selon eux, il manquait jusqu’à maintenant un plan d’action clair en ce qui concerne les activités d’interprétation et d’éducation du parc marin. cependant, quelques commentaires ont été émis quant à l’importance de travailler en étroite collaboration avec les acteurs du milieu impliqués en interprétation et en éducation. encore une fois, il est de nombreuses fois mentionné que le parc marin doit encourager les activités communautaires afin de mieux faire connaître aux populations locales la réalité du parc marin et stimuler le sentiment d’appartenance. l’approche proposée par les responsables du parc marin quant à l’implantation de programmes éducatifs et de sensibilisation semble donc très pertinente. l’application des mesures de protection du milieu passe avant tout par l’éducation et la prévention, la répression devant demeurer qu’une solution ultime. D’ailleurs, plusieurs groupes environnementaux ont développé et détiennent des compétences dans le domaine qui concerne l’information, la sensibilisation et l’éducation de la population. Il y aurait lieu de développer des partenariats avec ces organismes et inviter les deux paliers de gouvernement à implanter des infrastructures et des activités plus nombreuses et diversifiées afin d’aider le parc marin dans la réalisation de sa mission. Quelques inquiétudes ont été relevées quant au besoin de rendre uniques et originaux les pôles de découverte. En effet, plusieurs mentionnent qu’il faudrait s’assurer que chaque pôle propose une thématique particulière et représentative du secteur concerné tout en évitant qu’il y ait un chevauchement d’un pôle à l’autre et d’une région à l’autre. le développement de nouveaux pôles doit se faire en complémentarité avec ceux déjà existants et non pas créer un effet de redondance. Par exemple, le site de l’Anse-à-la-croix présente des caractéristiques qu’on retrouve également à l’Anse-Saint-étienne (moulin à scie) et à Petit-Saguenay (quai). À ce propos, la proposition a été émise de faire à Cacouna un nouveau pôle de découverte de même qu’à la baie de l’Isle-Verte.
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2 Le parc marin, un milieu de vie exceptionnel L'établissement du parc marin a accordé un statut d’aire marine protégée à une portion d’écosystèmes marins exceptionnels et représentatifs de l’estuaire du Saint-laurent et du fjord du Saguenay. Nature Québec rappelle que le parc s’étend jusqu’au milieu du fleuve puisque, initialement, la chasse et la pêche devaient être interdites dans l’aire protégée marine. Cependant, selon cet organisme, à la suite des modifications législatives permettant la pratique contrôlée de ces activités, plus rien ne justifie que le parc couvre les deux rives du fleuve afin d’assurer la protection totale de cette portion de l’estuaire. Par conséquent, il souligne : • que le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent est une aire marine de conservation qui devrait mieux représenter la région naturelle marine de l’estuaire du Saint-laurent en prolongeant ses limites à la partie sud de l’estuaire. Étant donné que le parc marin a comme objectif de protéger les écosystèmes marins dans l’estuaire du Saint-laurent et que la protection du béluga est à l’origine de cette aire marine protégée, Élise Marquis suggère que les limites du parc marin s’étendent jusque sur la rive sud pour plusieurs raisons : • cela permettrait d’inclure le milieu insulaire qui est grandement fréquenté par les touristes; • comme il s’agit d’une aire de fréquentation du béluga, ce secteur se doit d’être protégé et surveillé à cause de plusieurs bateaux de plaisance circulant dans le secteur et de l’éventuelle construction du port méthanier à Cacouna. Le projet est tout de même compromis ces temps-ci, mais c’est un point très important à considérer; • l’expansion des limites du parc faciliterait la justification de la présence du carrefour d’accueil de trois-Pistoles ainsi que du pôle de découverte de la baie de l’Isle-Verte; • les nations malécites qui sont présentes à Rivière-duloup et à Cacouna peuvent s’avérer d’être de bons partenaires pour le parc marin; • la formule de gestion participative serait d’autant plus favorisée, car les gens provenant de la rive sud se sentiraient beaucoup plus interpellés par l’importance de ce parc quasi unique; • on retrouve également beaucoup de pêche blanche dans le secteur (Rivière-du-Loup, l’Isle-Verte) où il est possible de rejoindre une bonne quantité de gens afin de les sensibiliser à la conservation des écosystèmes puisqu’ils sont des utilisateurs du parc; • l’anguille d’Amérique est une espèce qui fréquente le secteur méridional du parc et dont la pêche y est pratiquée par plusieurs. De plus, cette espèce est nouvellement apparue sur la liste officielle fédérale des espèces en péril; • on retrouve une marina à Rivière-du-Loup qui accueille bon nombre d’embarcations qui circulent à proximité des bélugas et qui à mon avis devraient respecter le plan de zonage autant que celles qui circulent dans le parc marin actuel.
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Dans le prochain plan directeur, les notions de pôle phare et de pôle thématique n’existeront plus pour se concentrer uniquement sur les pôles de découverte. Avec ces multiples pôles de découverte existants et à venir, la MRC de La Haute-Côte-Nord précise qu’il faudra s’assurer que chaque pôle représente une thématique particulière et représentative du secteur concerné tout en évitant qu’il y ait chevauchement d’un pôle à l’autre et d’une région à l’autre. le développement de nouveaux pôles doit se faire en complémentarité avec ceux déjà existants. À ce sujet, il est proposé par Yvan Roy d’inclure Cacouna comme nouveau pôle de découverte. De même, il est proposé par la Corporation PARC Bas-St-Laurent d’établir un diagnostic sur la faisabilité du développement d’un pôle de découverte pour la baie de l’Isle-Verte.
Pour consulter l'ensemble du rapport, téléchargez le fichier complémentaire qui suit.
Vous pouvez aussi visiter le site internet du Parc marin: www.parcmarin.qc.ca
Fichier complémentaire
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